|
Date |
Événements |
|
1680 |
Première grâce reçue par Julien Gineste sur le plateau de
la Raze. |
|
1681 |
Deuxième grâce reçue par Julien Gineste au même endroit. |
|
22/03/1682 |
Pose de la première pierre de la chapelle, jour des
rameaux. |
|
10/05/1682 |
Fondation de la chapelle à la suite du 2e
miracle, dûe à la générosité de monsieur Julien Gineste, sieur
Delille, et de son épouse Marie Anne de Paulet, de la paroisse de
Lablachère, en reconnaissance d'une grâce reçue. |
|
08/09/1682 |
L'abbé Rodilly, curé de Lablachère, bénit le modeste
oratoire et y célèbre la première messe. Il est le premier
chapelain, nommé par les fondateurs. |
|
22/10/1682 |
Bénédiction par M. Rodilly du premier mariage célébrée
dans la chapelle de Notre-Dame de Bon Secours entre Jean Boissin et
Marguerite Ribeire. |
|
20/01/1691 |
M. Rodilly se retire de son ministère à cause de ses
infirmités mais vivra encore une vingtaine d'années et décèdera vers
1712. |
|
1707 |
Mise en place de la 1ere cloche grâce à une large contribution de
maître Annet Davisard, médecin de Joyeuse. |
|
22/03/1709 |
M. Gros, curé de Lablachère est assassiné à Chalencon sur
la route de Notre-Dame. On découvrit les assassins quelques heures
après seulement, à 500 m, une force secrète les ayant retenus malgré
eux. M. D'aurebonne (ou Daurebonne) succéda à M. Gros. |
|
03/04/1711 |
Décés de Marie Anne de Paulet, épouse du Sr Delille, |
|
17/02/1713 |
M. D'aurebonne, curé de La Blachère, est nommé chapelain. |
|
26/11/1713 |
Julien Gineste décède et est inhumé dans la chapelle de
Bon Secours le 27 novembre. M. D'aurebonne est légataire universel de Julien Gineste. |
|
1720-1722 |
La peste ravage le midi de la France. |
|
01/08/1777 |
Les curés de La Blachère n'ont plus la charge de l'église
et sont remplacés par un chapelain, M. Pierre Richard, qui décèdera
en 1830. |
|
1783 |
Début de la construction d'une nouvelle chapelle, de la
taille d'une église, et d'un presbytère. |
|
1792 |
La statue miraculeuse de Notre-Dame de Bon Secours est
cachée dans une maison de La Blachère. L'abbé Richard échappe
miraculeusement aux révolutionnaires. Après la tourmente, reprise de
la chapelle par l'Abbé Richard. |
|
1793 |
La première église remplace la chapelle. |
|
1810 |
L'abbé Richard fonde la congrégation des frères de la
doctrine chrétienne de Viviers dans une petite maison avec 100 ares
de terrain, à ses propres frais au prix de 1200 francs. |
|
1817 |
L'abbé Boisson qui avait essayé de fonder sans succès une
congrégation de frères à Thueyts est nommé coadjuteur de l'abbé
Richard. Il continue l'œuvre de l'abbé Richard.
L'abbé Richard transmet la propriété à l'abbé Boisson par
un acte notarié du 18 avril 1817. |
|
1818 |
Création du collège de latin. |
|
1820 |
L'abbé Boisson, saint Prêtre mais piètre gestionnaire,
employant 45000 francs à l'agrandissement du local des frères,
s'endette. Il puise 17400 francs dans la caisse du sanctuaire,
future pomme de discorde, avec l'accord de l'évêque de Viviers, non
remboursables mais à la lourde charge compensatoire des frères à
servir et chanter les messes et de payer à M. Sautel, l'ancien
propriétaire, la somme de 185 francs jusqu'à sa mort.
Monseigneur Hippolyte Guibert est nommé évêque de
Viviers. |
|
1823 |
Le latin était enseigné à Bon Secours depuis 1818,
fermeture du collège ordonnée par l'académie de Nîmes, continuation
de l'enseignement élémentaire. |
|
10 mars 1825 |
Une ordonnance royale dispense les frères de Viviers du
service militaire. L'abbé Chalencon est envoyé à Bon Secours et sera
chargé plus tard de l'aumônerie de la prison de Privas. |
|
1827 |
Le frère François est envoyé dans un autre poste mais il
est vite rappelé à Bon Secours.
L'abbé Auzas remplace l'abbé Chalencon. |
|
1829 |
Lancement de la construction de l'église actuelle en
remplacement de la première église construite en 1793 |
|
28/01/1830 |
Décès de l'abbé Richard vieux et infirme. L'abbé Boisson,
coadjuteur, est nommé chapelain et l'abbé Rivière de Joyeuse devient
coadjuteur de l'abbé Boisson, logé et nourri à la maison des frères. |
|
1832 |
L'abbé Boisson, malade, épuisé par les soucis et les
travaux donne la maison et l'enclos aux frères. Ceux-ci craignant de
lourdes charges et doutant de l'avenir et du succès de l'œuvre,
refusent de signer un acte officiel. L'abbé Boisson, pour payer ses
dettes, vend à M. Vernet, Supérieur du Grand Séminaire, le domaine
dit "La Confiance" pour 24000 francs. L'acheteur réel et légal est
un ami de M. Vernet, le Vicaire général M. Gervais. La propriété des
frères est comprise dans la vente afin de lui donner un propriétaire
légal. Il reste bien entendu, dans l'esprit de messieurs Vernet et
Gervais que les frères ne pourront en être dépossédés. |
|
1835 |
L'abbé Boisson décède le 24 août à l'âge de 66 ans sans
avoir terminé son œuvre.
L'abbé Deschanel de Payzac est nommé chapelain et hérite
du domaine de la chapelle mais pas du domaine de La Confiance. |
|
1837 |
M. Vernet prend les frères en mains, veut avoir les
jeunes à Viviers où le noviciat de Bon Secours est transféré. Il en
envoie un groupe au noviciat des frères de St-Jean-Baptiste de la
Salle en Avignon.
M. Vernet veut encore que les frères restés à Bon Secours
se gouvernent de façon autonome et ne leur envoie plus de prêtres.
Il faut noter la répugnance du frère François qui semble prévoir ce
qui l'attend. Pourtant l'œuvre prospère. Le frère François dirige le
pensionnat qui lui rapporte 18000 francs et destinera cette somme à
la finition de la construction en cours, à réparer les effondrements
de terres, à bâtir la cloison de l'enclos, tandis qu'à Viviers
l'œuvre des frères stagne. |
|
03/07/1838 |
Autorisation du pape Grégoire XVI pour l'érection de deux
confréries, Notre-Dame du Carmel et de l'Immaculée-Conception. |
|
1842 |
Monseigneur Guibert succède à Monseigneur Bonnel à
l'évêché de Viviers. |
|
1843-1844 |
Monseigneur Hippolyte Guibert s'entend avec les frères
Maristes de Lavalle, fondés en 1817 par le bienheureux Marcellin
Champagnat, décédé en 1840, pour la réunion des deux fondations qui
se concrétise à Labégude en 1844.
Décès de M. Vernet à 83 ans qui était soigné par les
sœurs de Bourg-St-Andéol et qui avait traversé héroïquement la
révolution. |
|
1846 |
Les sœurs de St-Joseph remplacent les Carmélites.
Les pères
Louis-Toussaint Dassy et
Jean-François Hermitte, Oblats de marie-Immaculée arrivent le 11 février. |
|
15 janvier 1847 |
Signature du contrat entre le diocèse
et les Oblats pour les questions matérielles. |
|
1848 |
Mort de l'excellent M. Gervais qui avait aimablement
servi de prête-nom.
Il ne laissait pas de testament concernant la maison des frères,
comme l'aurait souhaité l'évêque pour le profit du diocèse et avait
simplement transmis la propriété à un de ses amis le chanoine Mayaud
dans l'intention de perpétuer la tradition. Le chanoine Mayaud,
voulant se défaire de ce souci, l'offre au frère François par acte
de vente portant quittance, mais celui-ci qui est sous la dépendance
des supérieurs des frères Maristes ne pouvait ni ne voulait agir
sans leur consentement. L'occasion était manquée et les formalités
traînèrent en longueur.
Il est possible que les supérieurs maristes hésitèrent à
trop lier les frères au service des prêtres et à les éloigner ainsi
de leur tâche propre qui outre leur sanctification était l'éducation
chrétienne par le moyen de l'école. On reprocha aussi au frère
François de rédiger de multiples rapports et de trop fréquenter la
population, qui d'ailleurs lui était acquise. Tout cela peut
expliquer les tiraillements entre l'évêché, le supérieur des oblats
de Marie Immaculée qui desservent la chapelle et les frères
maristes, tous essayant de bien faire. |
|
1850 |
Le supérieur général des frères maristes demande au frère
François de quitter Notre-Dame de Bon Secours. C'est un coup au cœur
de ce frère qui pensait travailler pour la gloire de dieu. Cependant
il obéit et se rendra à St-Paul-trois-châteaux. |
|
1854 |
Les frères se sont retirés. Le pensionnat est fermé. La
maison et l'enclos sont vendus verbalement à monsieur Charousset
pour 18000 francs alors que la propriété en vaut 50000 et il
convient d'y ajouter un bénéfice annuel de 8000 francs. Mais il
fallait une procuration du propriétaire légal monsieur mayaud pour
passer l'acte de vente. Celui-ci voudrait bien mais le supérieur des
pères Oblats, le Père Martin, d'accord avec l'évêque, s'y oppose.
D'abord, les 17400 francs toujours litigieux et ensuite le fait de
vendre la propriété à un laïc, de surcroît aubergiste, en face du
sanctuaire.
Le frère François, n'oubliant pas son œuvre, sera chagriné et
rédigera force réclamations qu'il croyait fondées. |
|
1854 |
Inauguration de l'autel en marbre au centre du chœur.
|
|
12/08/1855 |
Consécration de l'église par Monseigneur Mazenod, évêque
de Marseille. |
|
1856 |
La propriété est enfin vendue aux pères Oblats pour 16000
francs. Pour calmer les esprits, l'évêque décide que 8000 francs
iront à la chapelle, en remboursement des 17400 francs en quelque
sorte et l'autre moitié ira aux frères Maristes de Labégude.
Les frères, peut-être un peu vexés, refusent cette somme.
L'évêque décide de la partager en deux parts, 4000 francs pour le
collège de Labégude et 4000 francs pour les sœurs de Saint-Joseph
des Vans qui s'installeront dans la maison des frères à charge pour
elles de payer un loyer annuel de 400 francs. |
|
1857 |
Le Révérend-Père Martin est remplacé par l'excellent Père
Lagier. Monseigneur Hippolyte Guibert est nommé archevêque de Tours.
Le frère François, de sa retraite de
St-Paul-trois-châteaux (Drôme), ne cesse de s'agiter mais ce qu'il
ne devrait pas faire. Il rêve tout simplement de reprendre l'œuvre
abandonnée. |
|
1858 |
La population de La Blachère estime toujours le père
François et souhaite son retour. Celui-ci programme un voyage dans
la région. Le père Lagier et ses Oblats y consentiraient pour
contenter tout le monde. Le père Aubert, supérieur général des
pères, qu'on va consulter à Marseille, est d'accord. Les supérieurs
Maristes font aussi preuve de bonne volonté et tout semble
s'arranger.
C'est compter sans le dernier obstacle insurmontable, la
résiliation de la vente de 1856. |
|
1859 |
Les supérieurs Maristes reviennent en arrière et ne
semblent pas vouloir renoncer aux fameux 17400 francs pris au
sanctuaire avec l'accord de l'évêque et non remboursables puisque
compensés par les services des frères.
Les supérieurs maristes songeaient-ils à s'établir à
Aubenas, ce qu'ils firent une dizaine d'années après. Peut-être le
grand âge du frère François leur faisait-il craindre une prochaine
dégradation de l'œuvre. |
|
18/07/1867 |
Pose de la 1ère pierre de la tour et de la façade de l'église.
fin des travaux de façade le 15/09/1872.
fin des travaux de la tour en 1877. |
|
29/03/1880 |
le ministre de l'Instruction publique Jules Ferry prend
deux décrets par lesquels il ordonne aux Jésuites de quitter
l'enseignement dans les trois mois. Il donne aux enseignants des
congrégations catholiques non autorisées le même délai pour se
mettre en règle avec la loi ou quitter aussi l'enseignement. |
|
27/05/1880 |
Mise en place de la statue sur le clocher. |
|
21/08/1880 |
Couronnement de la Vierge. Inauguration de la nouvelle
cloche de 2 tonnes. |
|
04/11/1880 |
Expulsion des pères Oblats par le préfet Edmond Robert. |
|
09/04/1903 |
Expulsion des pères Oblats. Église sous scellés. |
|
04/10/1903 |
Pèlerinage et cérémonies dans l'enclos de l'Hôtel de la
Couronne. |
|
1904, 1905, 1906 |
Pèlerinage et cérémonies dans l'enclos de l'Hôtel de la
Couronne. |
|
29/08/1907 |
Réouverture de l'église. |
|
1926 |
Bon Secours devient le siège du noviciat et le restera
jusqu'en 1950. |
|
1930 |
l’église est élevée au rang de Basilique mineure. |
|
1936 |
Construction de la Maison diocésaine en face du
sanctuaire pour l’accueil des fiancés et de groupes de réflexion et
d’échanges. Confiée aux Sœurs de Saint Joseph, elles y assurent
l’accueil de pèlerins, de retraitants et de différentes rencontres
et sessions. |
|
1950 |
Le couvent est loué par l'Évêque de
Viviers comme maison familiale de formation agricole pour les jeunes
gens du Bas-Vivarais. |
|
1966 |
fermeture de la maison de formation et
locaux loués au département afin d'en faire une maison de retraite
pour personnes âgées. |
|
1995 |
Le pèlerinage est
désormais animé par les prêtres du diocèse. |