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Les sœurs de Saint Joseph des Vans arrivent à Lablachère en 1845 pour une école au lieu-dit « Le Péage », où elles seront présentes jusqu’en 1969.
La propriété sera vendue en 1874 et deviendra l’Hôtel de la Couronne.
En 1902, à la suite sans doute d'une controverse due au climat politique de l'époque, le conseil municipal de Lablachère indique: "l'établissement du quartier Notre-Dame est uniquement une maison de refuge pour les sœurs âgées ou infirmes de la congrégation" .... "maison avec enclos et dépendances servant d'asile pour les sœurs âgées ou infirmes de la congrégation, d'une contenance de 24 ares et d'une valeur de huit à dix mille francs". Au cours des deux derniers siècles les sœurs ont également des activités diverses en lien avec les Oblats de Marie-Immaculée arrivés en 1846 à Notre Dame de Bon Secours, dont les activités auprès du Juniorat des Pères, à leur résidence St-Antoine et, après la guerre de 1914-1918, à l'école de formation des futurs missionnaires, ainsi que l'entretien et l'ornementation du sanctuaire. L’œuvre de retraites et de récollections pour tous les âges et tous les états de vie (et notamment les retraites de fiancés et de jeunes foyers) prend une telle importance que l’Evêque de Viviers fait construire en 1936 une maison à cet effet dans l’enclos des sœurs : c’est l’actuelle Maison Diocésaine, inaugurée le 8 septembre 1939.
En 1948, lors de l’union de 6 congrégations Saint Joseph
du diocèse pour former la
congrégation Saint Joseph de Viviers, la présence des sœurs est maintenue
pour l’accueil des pèlerins et des retraites, l’entretien et l’ornementation
du sanctuaire en lien avec les
Oblats de Marie-Immaculée. le 28 juillet 1992, création de l'association "La Coordination pastorale" à la demande du diocèse. Elle a pour but la prise en charge des frais occasionnés par l'animation, sur le plan pastoral, de l'ensemble de la zone Bas-Vivarais des cantons de Largentière, Joyeuse, Valgorge, Les Vans et Vallon, la responsabilité de l'embauche du personnel d'animation. Son objectif est de promouvoir la formation humaine et spirituelle des enfants, des adolescents et des adultes du bas-Vivarais.
En 1993, quatre sœurs de congrégations différentes s’installent à
Notre Dame. Des travaux sont réalisés en vue de la présence d’une
communauté de sœurs aînées.
L'année 1994 a été forte en terme de réflexion
sur la vocation du centre de Bon secours. Ce centre a une place privilégiée
dans le Bas-Vivarais de part sa situation géographique. Il a toujours été un
lieu de pèlerinage largement fréquenté et un lieu d'accueil, d'échanges et
de formation pluridisciplinaire. Au regard des possibilités d'accueil et
d'hébergement et d'un travail de plus en plus en coresponsabilité, il était
important que l'Association de Coordination Pastorale fasse le point,
s'interroge sur la vocation de ce centre et suscite une équipe de réflexion
er recherche. Des attentes étaient exprimées, Bon Secours devrait être un
centre moteur et phare, un centre culturel et spirituel qui permette à la
population de se rencontrer, discuter et lutter contre l'incompréhension, un
centre qui contribue à retisser le tissu social, un lieu qui redynamise et
enrichisse. L'association a envisagé des solutions par la venue de "témoins"
en plus des conférenciers, des hommes et des femmes d'opinions différentes
ou mêmes divergentes qui expliquent leur choix. Qu'est-ce qui les motive sur
des questions de société, travail, emploi, chômage, aménagement rural,
écologie, tourisme, famille, couple, enfant, sexualité lecture biblique ....
? Privilégier des expositions itinérantes, organiser des soirées
conférence-débat. L'association a mis en œuvre ce projet dans le respect des
opinions philosophiques, politiques et religieuses.
A noter également la création d’un dépôt de la Librairie Saint Paul en 1994
qui propose : livres, Bibles, ouvrages sur les sacrements ou la théologie,
témoignages, recueils de textes, revues, livres pour les enfants et les
jeunes ... Et aussi : icônes, médailles, chapelets, cartes postales,
cassettes audio et CD, contribuant à élargir les contacts et les formations. La participation à la pastorale du Tourisme, au conseil pastoral de l'EIP de Joyeuse, au comité d'animation pastorale du sanctuaire, enracine la communauté dans les orientations de l'église diocésaine. (textes extraits de documents de Sœur Marie-Pierre Belin)
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